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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:35

Aujourd’hui, le furet est totalement installé dans les esprits comme un animal de compagnie à part entière (1 million de sujets dans les foyers français). La demande est réelle, mais c’est un vrai marché qui s’est développé autour de cette espèce, aussi bien pour la production et la vente des animaux que pour la vente d’aliments et d’accessoires.
C’est là que le problème apparaît, car si aujourd’hui la production et la vente de chiens et de chats sont bien structurées, en ce qui concerne le furet, c’est l’anarchie complète. Le rendement est maximal, puisque les frais pour ‘’entretenir’’ ces animaux sont minimaux. Pas d’obligations, pas de règles, pas de contrôles et pas de problèmes pour le vendeur à posteriori puisqu’il n’y a aucune traçabilité de ces furets.

Cela représente un vrai problème de santé publique. Comment remonter jusqu’à l’éleveur si l’animal n’est pas identifié ? Comment garantir ou surveiller ces mesures d’hygiènes ?
Les derniers cas auxquels nous avons été confrontés réunissaient toutes les conditions favorables à une crise sanitaire grave :

- Locaux vétuste

- Sureffectif

- Alimentation inappropriée et insuffisante

- Aucun protocole sanitaire mis en place sur l’hygiène, la désinfection, les quarantaines, les antiparasitaires etc…

Le furet, classé comme carnivore domestique (arrêté du 11 aout 2006 du code de l’environnement), devrait donc être soumis aux mêmes lois que les chiens et les chats, ceci impliquant une obligation d’identification en cas de cession à titre gratuit ou onéreux. Mais malheureusement, un article officiel, qui est d’ailleurs le seul à stipuler clairement le furet (article 276-2 du code rural du 22 juin 2000) précise que cette obligation d’identification n’existe que pour les départements déclarés infestés par la rage en France. Cet article sert d’échappatoire aux producteurs peu scrupuleux.
Les DDSV elles mêmes sont souvent déconcertées devant le vide juridique qui entoure le furet.

Ainsi, dans certains départements, il est impossible d’obtenir un certificat de capacité en bonne et due forme car il n’y a aucune réglementation sur les structures à aménager lorsque l’on veut élever des furets.
L’absence de réglementation et l’impossibilité d’effectuer un suivi de ces animaux sont la porte ouverte à toutes les dérives sanitaires et « élevages » clandestins.

Le furet est sensible à de nombreuses maladies infectieuses dont certaines sont des zoonoses. Nous pouvons citer la Salmonellose, rencontrée très souvent chez les furets provenant d’élevage. Il est également porteur de mycobactéries, qui peuvent proliférer et se disperser dans le milieu si les conditions sanitaires y sont favorables.

En tant qu’association reconnue d’intérêt général, c’est au quotidien que nous sommes sollicités pour agir dans l’urgence auprès de furets en danger.

Nous demandons donc de revoir de manière officielle la réglementation pour le furet afin :

D’assurer des conditions de détention décentes pour l’animal,

De favoriser une traçabilité efficace en mettant en place l’identification électronique obligatoire,

D’éviter les trafics illégaux et être en accord avec les lois.

Pétition. Ministère de l'Agriculture: Revoir de manière officielle la réglementation pour le furet

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